Entrevue avec Sarah, étudiante au programme Techniques de physiothérapie, de la cohorte 2024-2027.
Cégep : Qu’est-ce qui t’a poussée à t’inscrire en Techniques de physiothérapie au Cégep Saint-Jean-sur-Richelieu?
Sarah (S) : Au départ, je m’étais inscrite dans un autre programme, mais je ne me sentais pas à ma place. À l’issue de ma première session, j’ai rencontré mon aide pédagogique individuelle (API) qui m’a parlé du programme en physiothérapie qui m’intéressait énormément. J’ai donc changé de programme en cours de route. Ayant subi une blessure moi-même et ayant été obligée de faire de la physiothérapie, j’ai pu constater les possibilités qui s’offraient à moi sur le marché du travail. Je dois dire également que j’ai un petit frère de 13 ans qui joue au football et j’ai eu la chance d’être soignante pour son équipe, après avoir suivi une formation avec Football Québec, cette expérience a été très révélatrice pour moi. D’autre part, j’ai toujours voulu travailler dans le système de la santé pour aider les gens. Je suis préposée depuis déjà trois ans. J’ai intégré l’équipe du CISSS à 16 ans à titre d’aide de service pendant la pandémie de COVID-19 afin d’assister les préposé.es et alléger leur charge de travail.
Cégep : Qu’est-ce qui te passionne du domaine de la physiothérapie?
(S) : J’aime favoriser l’autonomie des patientes et des patients et les accompagner afin qu’ils et elles puissent exprimer le meilleur d’eux‑mêmes et ainsi améliorer leur qualité de vie. Comme j’ai déjà un pied dans le milieu de la santé ça me permet de mettre en application certaines compétences acquises pendant ma formation et je constate les impacts réels sur les gens que j’accompagne en gériatrie.
Cégep : Quelles sont, selon toi, les qualités requises et les intérêts à avoir pour s’inscrire dans ce programme d’études?
(S) : Il faut vraiment avoir le désir d’aider les gens. On est là pour les pousser dans le but de leur permettre de retrouver les capacités et la mobilité qu’elles et ils avaient avant un accident ou une perte d’autonomie par exemple. C’est important de faire preuve d’empathie, de compréhension, de politesse, de gentillesse et de patience. Il faut aussi avoir une grande capacité d’adaptation car dans le milieu professionnel on doit travailler au quotidien avec différents membres de l’équipe interdisciplinaire.
Cégep : Quelles sont les compétences développées chez les étudiant.es au cours des études en Techniques de physiothérapie?
(S) : On nous apprend à développer notre jugement critique. On doit être capable de bien cerner et analyser l’ensemble des besoins de nos patient.es et l’on doit pouvoir ajuster notre façon de travailler selon chaque personne car tout le monde réagit différemment aux plans de traitements qui sont proposés. Nos enseignant.es nous encouragent beaucoup à nous faire confiance et à nous appuyer sur nos compétences cliniques pour bien évaluer chacun des cas qui nous sont présentés.
Cégep : Qu’aimerais-tu mentionner à un.e élève de 5e secondaire qui hésite encore à s’inscrire en Techniques de physiothérapie au Cégep Saint-Jean-sur-Richelieu?
(S) : Je dirais qu’il ne faut pas se laisser décourager par l’ampleur de la tâche. C’est vrai que c’est un programme assez dense mais nos enseignant.es et les technicien.nes en travaux pratiques sont vraiment disponibles et impliqué.es. Il y a vraiment un esprit de famille et une belle fraternité qui règne dans notre programme et on trouve toujours quelqu’un pour répondre à nos questions ou pour nous soutenir dans les moments de découragement. L’équipe croit vraiment en nos capacités et nous accompagne dans la recherche de solutions afin de favoriser notre réussite.
Cégep : Quels souvenirs garderas-tu de ton passage au Cégep Saint-Jean-sur-Richelieu?
(S) : Les laboratoires vont assurément faire partie de mes bons souvenirs. Ce sont des moments où règne une belle convivialité, on rit tout en apprenant de façon rigoureuse. Nous sommes bien entouré.es, il y a toujours quelqu’un pour nous aider. On nous offre l’opportunité de poser nos questions sans peur du jugement des autres. Les étudiant.es de ma cohorte sont très soudé.es. On se soutient et on s’encourage énormément. Les gens qui auront partagé mon quotidien tout au long de ma formation vont me manquer.
Cégep : Que comptes-tu faire après avoir gradué de ton programme?
(S) : J’aimerais poursuivre à l’université. Je veux assurément travailler dans le réseau public quoique le milieu sportif m’intéresse également. La pédiatrie et la neurologie sont deux sphères de la pratique qui me motivent également.
Merci Sarah pour ce beau témoignage!
Nous te souhaitons beaucoup de bonheur et de succès dans la continuité de tes études!